Expérimentation sur le massif forestier transfrontalier des Ardennes primaires - Fagne - Thiérache

La forêt est un élément primordial dans la préservation de la biodiversité. Elle n’a plus aujourd’hui la seule fonction de production de bois. En effet, plusieurs acteurs expriment le souhait que se développent des méthodes de gestion forestière qui prennent en compte le paysage, les promeneurs et les fonctions productives secondaires (champignons, chasse…). Une gestion globale doit donc être assurée non pas à l’échelle de chaque propriété, mais au niveau d’un massif.

Cette action consiste à expérimenter à l’échelle du massif forestier transfrontalier des Ardennes primaires – Fagne - Thiérache (compris en France entre Solre le Château - Liessies – Wignehies – Hirson – Signy le Petit – Rocroi et en Belgique entre Sivry – Chimay – Momignies - Couvin) la mise en place d’une procédure de concertation pour l’élaboration d’une gestion forestière durable commune et transfrontalière. Par la suite, cette méthodologie et les résultats obtenus seront diffusés auprès d’autres propriétaires – gestionnaires et un large public.

Présentation de la zone d'étude :

 

Forêt du pays "Chimay - Couvin"

Dans les provinces de Hainaut et de Namur, le taux de boisement s’élève à 12,6 % pour le Hainaut et à 35,2 % pour la province de Namur. Contre 32,3 % au niveau wallon. Dans les forêts de ces deux provinces, les feuillus sont largement majoritaires : 79 % dans le Hainaut et 64 % dans la province de Namur. L'ensemble des forêts de ces deux provinces représente 33 % de la forêt wallonne.

Pour les volumes de bois sur pied, le Hainaut possède 8 % du volume wallon répartit principalement entre les chênaies, les peuplements de feuillus nobles et les peupleraies. La province de Namur, compte aussi des chênaies, des feuillus nobles mais les pessières sont plus présentes. La forêt wallonne appartient à raison de 53 % aux propriétaires privés, 34 % aux communes, 11 % à la région et 2 % aux provinces.

Forêt de la zone "Rocroi-Trélon"

La zone française étudiée chevauche trois départements, les Ardennes, l'Aisne et le Nord. Le massif de l'Ardenne primaire (Ardennes) est un plateau découpé par de nombreuses vallées ; le taux de boisement est élevé, de l'ordre de 69 %. Les peuplements forestiers sont principalement des mélanges de futaies feuillues et de taillis (70 %) ou des futaies d'épicéa commun (30 %). Le taillis représente environ 11 % du territoire, le TSF 45 % et la futaie 44 %. Les forêts privées représentent 31 % du territoire et 69 % sont donc soumis au régime forestier (26 % en forêt domaniale et 43 % en forêt communale).

Dans le nord de l'Aisne, le paysage forestier correspond à celui du nord des Ardennes ; puis, plus l'on se dirige vers le Sud, plus nous entrons dans la Thiérache, le taux de boisement y est faible, il est de l'ordre de 15 % : on rencontre plus de plaines agricoles entrecoupées de haies, entretenues par les agriculteurs et servant de limites entre les différentes propriétés. Pour le département du Nord, les forêts sont peu nombreuses, dispersées et morcelées. Le taux de boisement y est très faible, de l’ordre de 7,3 % soit 4 fois moins qu’au niveau national. Les feuillus y sont largement représentés avec 93 % des peuplements (7 % pour les résineux).

Thématiques :

1. Gestion forestière durable

Déterminer et promouvoir une gestion forestière prenant en compte les intérêts actuels et futurs de la filière bois et du public, pour que les forêts puissent remplir au mieux leurs diverses fonctions (production, conservation, protection, socio-économique).

2. Itinéraires sylvicoles plus performants

Rechercher, tester, valider et diffuser des itinéraires sylvicoles, des techniques culturales, des matériels et outils pour améliorer les réussites des projets forestiers, mieux performer les travaux d’installation et d’amélioration et garantir la sécurité des opérateurs et le respect de la nature et des milieux.

3. Equilibre forêt gibier

Sensibiliser les propriétaires, gestionnaires et chasseurs sur la pression du gibier en forêt, confirmer les dégâts observés et leurs impacts négatifs, estimer les surcoûts importants en particulier pour régénérer la forêt et suggérer des méthodes de lutte préventive et directe.

4. Exploitation forestière durable

Améliorer les réseaux de desserte forestière et recommander des techniques d’exploitations forestières plus respectueuses (chantiers, périodes, pistes, cloisonnements, matériels…) pour prévenir et éviter les risques de dégradation aux sols, arbres et milieux.

5. Forêt sociale et récréative

Encourager une stratégie transfrontalière de bénéfices socio-économiques pour les acteurs de la filière forêt-bois (production, exploitation et transformation), le grand public et les jeunes (sensibilisation, vulgarisation, animation) au travers d’outils et de manifestations.

6. Glossaire

Créer une base de données de termes liés à la gestion forestière, destinée à être utilisée par les acteurs de terrain voulant partager un même langage.

7. Sensibilisation – information

Diffuser vers le public des messages et les acquis R&D de l’action gestion forestière durable d’un massif transfrontalier.

Contacts :

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